La citation du jour
« N'ayez pas peur de poser des questions. N'ayez pas peur de demander de l'aide quand vous en avez besoin. Je fais ça tous les jours. Demander de l'aide n'est pas un signe de faiblesse, c'est un signe de force car cela montre que vous avez le courage d'admettre que vous ne savez pas quelque chose, et cela vous permet alors d'apprendre quelque chose de nouveau »
Barack Obama (discours de rentrée scolaire, 2009)
dimanche 28 mars 2010
La gazette de l'éducation 1
Voici le premier numéro de la gazette de l'éducation, à la manière de Cyrano de Bergerac
!
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gazette
vendredi 26 mars 2010
De retour d'Haïti : aider les écoles 3
Vous trouverez les reportages vidéos d'Ugo, notre envoyé spécial, sur :
http://www.monjtquotidien.com/
http://www.monjtquotidien.com/
Qu'est-ce que l'éducation ?
Il faut (re)lire la lettre de Gargantua à son fils dans le Pantagruel
de Rabelais, comme le fait Natacha Polony dans son blog. Le programme a un peu changé ! C'est dans cette lettre que se trouve le fameux "science sans conscience...".
Bonne lecture !
Bonne lecture !
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Questions ecole
jeudi 25 mars 2010
De retour d'Haïti : aider les écoles 2
Voici une photo de l'école de Léôgane (lire l'article précédent), prise par nos reporters après le tremblement de terre
De retour d'Haïti : aider les écoles !
Les lecteurs du Petit Quotidien, de Mon Quotidien et de l'Actu se sont mobilisés pour aider les écoles dévastées par le tremblement de terre en Haïti. Résultat : ils ont collecté 35 000€ ! Nous avons envoyé deux journalistes en reportage sur place, dont Stéphanie Lelong, qui nous adresse ce message :
Le séisme du 12 janvier 2010 a détruit ou endommagé près de 5 000 des 16 000 écoles du pays. 2,9 millions d'enfants sont aujourd'hui privés d'école. Et pour combien de temps ? Le déblaiement et la reconstruction seront très longs. La refonte du système scolaire apparaît aussi nécessaire. L'État est peu présent. L'enseignement est privé à plus de 80 % : écoles congréganistes (offrant les meilleures structures), écoles privées (appartenant à des particuliers, de qualité plus ou moins bonne) et les écoles publiques (désuètes). La scolarité est payante et chère. De nombreux enfants ne sont pas scolarisés.
Pour de nombreux enseignants, directeurs d'école (réunis dans un consortium) que nous avons rencontrés lors d'un reportage en mars, la refonte du système scolaire et des programmes est nécessaire et à intégrer dans le processus de reconstruction. Ils ont notamment fait des propositions de gratuité ou de prise en charge à 80% du coût de la scolarité par l'État, ou de l'intégration du rapport à l'environnement dans toutes les matières.
Nous avons fait connaissance avec Lousiane Bernard, directrice franco-haïtienne, d'une école à Léôgane, tout près de l'épicentre du séisme. Les bâtiments ne sont pas tombés mais dans un sale état. Le groupe PlayBacPresse envisage de la parrainer, avec les dons reçus des lecteurs du Petit Quotidien, de Mon Quotidien et de L'actu. Le travail est colossal. Mais outre la réhabilitation, il nous semble intéressant d'initier ce projet autour d'échanges pédagogiques, culturels, amicaux… entre les jeunes Français et les jeunes Haïtiens.
Le séisme du 12 janvier 2010 a détruit ou endommagé près de 5 000 des 16 000 écoles du pays. 2,9 millions d'enfants sont aujourd'hui privés d'école. Et pour combien de temps ? Le déblaiement et la reconstruction seront très longs. La refonte du système scolaire apparaît aussi nécessaire. L'État est peu présent. L'enseignement est privé à plus de 80 % : écoles congréganistes (offrant les meilleures structures), écoles privées (appartenant à des particuliers, de qualité plus ou moins bonne) et les écoles publiques (désuètes). La scolarité est payante et chère. De nombreux enfants ne sont pas scolarisés.
Pour de nombreux enseignants, directeurs d'école (réunis dans un consortium) que nous avons rencontrés lors d'un reportage en mars, la refonte du système scolaire et des programmes est nécessaire et à intégrer dans le processus de reconstruction. Ils ont notamment fait des propositions de gratuité ou de prise en charge à 80% du coût de la scolarité par l'État, ou de l'intégration du rapport à l'environnement dans toutes les matières.
Nous avons fait connaissance avec Lousiane Bernard, directrice franco-haïtienne, d'une école à Léôgane, tout près de l'épicentre du séisme. Les bâtiments ne sont pas tombés mais dans un sale état. Le groupe PlayBacPresse envisage de la parrainer, avec les dons reçus des lecteurs du Petit Quotidien, de Mon Quotidien et de L'actu. Le travail est colossal. Mais outre la réhabilitation, il nous semble intéressant d'initier ce projet autour d'échanges pédagogiques, culturels, amicaux… entre les jeunes Français et les jeunes Haïtiens.
mardi 23 mars 2010
Un collège différent aux Etats-Unis
Flora, qui dirige l'école primaire Wikids à Paris, m'a recommandé cette vidéo.
Ce que Flora a apprécié :
* Le côté positif, les remerciements aux autres
* L'usage de la démocratie
* L'apprentissage du travail coopératif
* Le règlement des conflits par la communication non-violente
* La pédagogie active, qui est aussi la base de fonctionnement de sa propre école.
Merci Flora !
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Autres écoles
mercredi 17 mars 2010
Faut-il changer l'école ? L'avis d'un collégien
Selon Aristide, en 6e dans un collège parisien :
* Problème n°1 : les rapports profs-élèves.
* Problème n°2 : un seul mauvais prof peut suffire à faire détester l'école.
* Problème n°3 : les locaux sont souvent froids, mal entretenus, peu accueillants.
* Problème n°4 : trop de théorie, pas assez d'activités (surtout en SVT et sur le développement durable).
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interviews
lundi 15 mars 2010
Faut-il changer l'école ? L'avis d'une lycéenne
Fanny, en Terminale L dans un lycée parisien, nous livre son sentiment sur l'école dans cette petite vidéo.
En résumé :
* On pourrait avoir pire ! Ce n'est tout de même pas une torture pour moi.
* Problème n°1 : l'ennui. 95% des lycéens préfèreraient être ailleurs.
* Problème n°2 : le stress. On est stressé dès la 6e.
* Problème n°3 : les notes. On est jugé, rabaissé, dès la maternelle.
* Problème n°4 : l'élitisme. Trop d'exclus, et une seule filière réputée "d'excellence".
* Problème n°5 : les mauvais profs, qui dégoûtent de leur matière.
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interviews
jeudi 11 mars 2010
Débat avec un syndicaliste : des raisons d'y croire pour l'école !
Dans le débat d'hier avec Thierry Cadart, au milieu des traditionnels appels à "plus de moyens", j'ai trouvé quelques remarques qui vont vraiment dans le bon sens :
1. L'affichage d'une forte volonté de changement : "nous sommes prêts à la réforme... l'école est prête pour le changement...". Début de preuve, la reconnaissance que tout n'est pas à jeter dans la réforme du lycée.
2. L'exigence pédagogique : Etre prof, c'est un métier, qui exige beaucoup plus que la maîtrise d'une matière. Une proposition concrète en ce sens : le recrutement des futurs profs après la licence, puis 2 ans de formation spécifique pour obtenir le master. A creuser.
3. Vers l'autonomie des élèves : "laisser les élèves en travail autonome, pour accompagner de façon personnalisée ceux qui en ont le plus besoin". C'est un premier pas vers un changement profond d'approche. L'autonomie est au coeur de mon projet de collège. J'aurai l'occasion d'y revenir souvent.
4. La reconnaissance du problème des sections : que "S" soit la seule filière vraiment généraliste, ouvrant toutes les portes, est une incongruité à corriger d'urgence.
1. L'affichage d'une forte volonté de changement : "nous sommes prêts à la réforme... l'école est prête pour le changement...". Début de preuve, la reconnaissance que tout n'est pas à jeter dans la réforme du lycée.
2. L'exigence pédagogique : Etre prof, c'est un métier, qui exige beaucoup plus que la maîtrise d'une matière. Une proposition concrète en ce sens : le recrutement des futurs profs après la licence, puis 2 ans de formation spécifique pour obtenir le master. A creuser.
3. Vers l'autonomie des élèves : "laisser les élèves en travail autonome, pour accompagner de façon personnalisée ceux qui en ont le plus besoin". C'est un premier pas vers un changement profond d'approche. L'autonomie est au coeur de mon projet de collège. J'aurai l'occasion d'y revenir souvent.
4. La reconnaissance du problème des sections : que "S" soit la seule filière vraiment généraliste, ouvrant toutes les portes, est une incongruité à corriger d'urgence.
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Actu école
mercredi 10 mars 2010
Pourquoi les réformes ne marchent jamais ? Un débat révélateur
J'ai suivi le débat sur lemonde.fr ce matin, avec Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT. Bien que son syndicat prône le changement, et qu'il ait pris position en faveur de certains points de la réforme du lycée, les échanges ont été révélateurs de ce qui bloque systématiquement les réformes :
1. La crispation sur les moyens. On parle beaucoup moins des idées et du contenu que du nombre de profs et des budgets mis en oeuvre. En l'occurence, les fameuses suppressions de poste à l'Education nationale monopolisent l'attention, bien plus que le fond de la réforme.
2. La crispation sur les matières. Chaque prof se fait avant tout le défenseur de sa matière, et part du principe que toute réforme est un danger potentiel pour celle-ci. Comment réorganiser le temps scolaire si on ne peut jamais enlever d'heure ? Comment repenser le programme s'il faut toujours ajouter, jamais retrancher ? C'est ainsi qu'un prof redoute que l'on donne de l'autonomie au chef d'établissement, car cela risquerait de déclencher une guerre des profs pour obtenir plus d'heures pour leur matière. Absurde !
3. L'absence de recul, de vision. On discute à fond d'un détail, et on perd le sens global. J'ai d'ailleurs posé une question pour connaître les grandes lignes de la réforme souhaitée par Thierry Cadart, question qui n'a pas reçu de réponse.
4. La culture de la grève. Beaucoup d'énergie dépensée pour "le mouvement de vendredi", "la grève du 23 mars" ou les brèches dans "l'unité syndicale" qui serait, d'après un intervenant, le sujet principal de discussion aujourd'hui dans les salles de profs.
Mais j'ai aussi trouvé quelques motifs d'espoir dans le débat, sur lesquels je reviendrai demain.
1. La crispation sur les moyens. On parle beaucoup moins des idées et du contenu que du nombre de profs et des budgets mis en oeuvre. En l'occurence, les fameuses suppressions de poste à l'Education nationale monopolisent l'attention, bien plus que le fond de la réforme.
2. La crispation sur les matières. Chaque prof se fait avant tout le défenseur de sa matière, et part du principe que toute réforme est un danger potentiel pour celle-ci. Comment réorganiser le temps scolaire si on ne peut jamais enlever d'heure ? Comment repenser le programme s'il faut toujours ajouter, jamais retrancher ? C'est ainsi qu'un prof redoute que l'on donne de l'autonomie au chef d'établissement, car cela risquerait de déclencher une guerre des profs pour obtenir plus d'heures pour leur matière. Absurde !
3. L'absence de recul, de vision. On discute à fond d'un détail, et on perd le sens global. J'ai d'ailleurs posé une question pour connaître les grandes lignes de la réforme souhaitée par Thierry Cadart, question qui n'a pas reçu de réponse.
4. La culture de la grève. Beaucoup d'énergie dépensée pour "le mouvement de vendredi", "la grève du 23 mars" ou les brèches dans "l'unité syndicale" qui serait, d'après un intervenant, le sujet principal de discussion aujourd'hui dans les salles de profs.
Mais j'ai aussi trouvé quelques motifs d'espoir dans le débat, sur lesquels je reviendrai demain.
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Questions ecole
L'école de demain : un débat en direct sur le site du Monde
Aujourd'hui, à 11h30 : débat en direct avec Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT, sur le thème : Nouveau lycée, nouvelle formation des professeurs... à quelle école faut-il s'attendre demain ?
Je trouve l'intitulé du débat révélateur : c'est "à quelle école faut-il s'attendre ?" plutôt que "quelle école voulons-nous ?".
Rendez-vous après le débat pour un rapide compte rendu !
Je trouve l'intitulé du débat révélateur : c'est "à quelle école faut-il s'attendre ?" plutôt que "quelle école voulons-nous ?".
Rendez-vous après le débat pour un rapide compte rendu !
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Actu école
mardi 9 mars 2010
Actu : Luc Chatel annonce la "mobilisation générale" contre les absences non remplacées de profs
Le Parisien de ce matin décrit les mesures imaginées par Luc Chatel pour lutter contre le non-remplacement des absences de profs.
Une idée intéressante dont nous reparlerons dans ce blog : l'appel aux "jeunes retraités" de l'Education nationale.
Et surtout, le chiffre qui tue : Seules 19% des courtes absences en collège et en lycée sont effectivement remplacées !
Une idée intéressante dont nous reparlerons dans ce blog : l'appel aux "jeunes retraités" de l'Education nationale.
Et surtout, le chiffre qui tue : Seules 19% des courtes absences en collège et en lycée sont effectivement remplacées !
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Actu école
jeudi 4 mars 2010
Pourquoi faut-il changer l'école ? Les chiffres de l'échec scolaire
- Plus de 150 000 jeunes sortent chaque année de l'école sans qualification (ni CAP, ni BEP, ni BAC). C'est 20% d'une classe d'âge !
- Lors de la JAPD (journée d'appel de préparation à la défense), 800 000 jeunes de 17 ans et plus passent un test de compréhension de l'écrit. 78,7% d'entre eux sont considérés comme des lecteurs efficaces. 21,3% sont des lecteurs médiocres ou faibles. Parmi eux, 11,7% sont en deçà du seuil de lecture fonctionnelle. (http://media.education.gouv.fr/file/25/6/5256.pdf)
- Tous les élèves passent des tests à l'entrée au CE2 et à l'entrée en 6e : (ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/revue66/question2.pdf)
- à l'entrée au CE2 : "de l'ordre de 10 % des élèves ne maîtrisent pas les compétences les plus élémentaires nécessaires à la compréhension d’un écrit. Un peu moins de 20 % des élèves ont, en outre, à ce stade, des compétences encore très fragiles".
- à l'entrée en 6e : "15% des élèves peuvent être considérés comme en grande difficulté".
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Questions ecole
mercredi 3 mars 2010
Pourquoi faut-il changer l'école ? Les 5 premières raisons
- L'école lutte en vain contre un échec scolaire massif. Je donnerai demain les chiffres principaux. Ils sont accablants.
- L'école transmet, ou veut transmettre, trop de savoirs inutiles ou obsolètes.
- L'école ne transmet pas de nombreux savoirs essentiels.
- L'école ne s'intéresse qu'aux savoirs, et pratiquement pas au savoir-faire et au savoir-être.
- L'école ne transmet pas le goût d'apprendre. Elle n'apprend pas à apprendre.
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