La citation du jour

« N'ayez pas peur de poser des questions. N'ayez pas peur de demander de l'aide quand vous en avez besoin. Je fais ça tous les jours. Demander de l'aide n'est pas un signe de faiblesse, c'est un signe de force car cela montre que vous avez le courage d'admettre que vous ne savez pas quelque chose, et cela vous permet alors d'apprendre quelque chose de nouveau »

Barack Obama (discours de rentrée scolaire, 2009)



mardi 21 septembre 2010

De l'ardoise à l'Ipad

J'aime bien cette frise chronologique des outils scolaires, réalisée par le New York Times, où l'on voit que dès les années 1920, Edison prévoyait la fin des manuels scolaires, condamnés par la puissance pédagogique de l'image. La question reste posée, près d'un siècle plus tard, avec l'Ipad !
http://www.nytimes.com/interactive/2010/09/19/magazine/classroom-technology.html?ref=magazine

jeudi 16 septembre 2010

Apprenez à raisonner

A lire dans "l'actu éco" du 17 septembre, les conseils du patron de Google aux étudiants de Sciences Po. En n°1 : Apprenez à raisonner ! Je le cite :
"Je crois dur comme fer à l'éducation. Quand j'avais 13 ans, on m'a forcé à mémoriser les noms des comtés de Virginie. Je me suis toujours demandé ce que cela avait apporté à mon cerveau. L'éducation ne doit pas être la mémorisation. Apprenez plutôt à raisonner ! Développez votre esprit critique ! Le meilleur ordinateur raisonnera toujours moins bien que le plus mauvais étudiant de votre université".

mardi 14 septembre 2010

Mon interview sur France Info hier

Pour écouter mon interview par Emmanuel Davidenkoff :
http://www.france-info.com/chroniques-modes-de-vie-2010-09-13-changer-le-college-c-est-possible-484932-81-179.html

Le collège est oublié des réformes depuis 15 ans et il est urgent de le changer, déclarent Jérôme Saltet et André Giordan.
Jérôme Saltet et André Giordan viennent de pubier Changer le collège c’est possible et pour nos enfants c’est urgent aux éditions PlayBac et Oh ! Editions.
"Il y a beaucoup de choses à sauver dans le collège actuel, en revanche il est en crise et il faut le changer globalement" explique Jérôme Saltet. Le collège idéal devrait former des "citoyens autonomes, responsables, entreprenants et heureux."
Présentation de l’éditeur :
Depuis 30 ans, le collège s’est fossilisé par la faute des réformes successives, mal pensées. Les enfants s’ennuient, décrochent. Pire la violence s’installe. Et le plus grave n’est pas là. Les savoirs pour comprendre le monde, leur époque ou eux-mêmes ne sont toujours pas enseignés au collège. A quoi servent tout ce temps, tout cet argent dépensé ? D’autres pratiques existent en France et dans le monde ; elles ont montré leur efficacité.
Depuis 6 ans, Jérôme Saltet et André Giordan ont recensé, observé, analysé d’autres méthodes pédagogiques, d’autres organisations possibles. Dans plusieurs établissements, en Europe, ils ont testé d’autres innovations qu’ils ont évaluées. Un projet concret en ressort ; il doit être mis en pratique sans délai dans un Collège où apprentissage, programme, progression, emploi du temps, encadrement et formation des personnels seraient autres. Un collège idéal !

mercredi 8 septembre 2010

Faites des erreurs, c'est ce qui fait avancer

Je vous recommande la lecture de ce court article publié hier dans Ouest France. Je souscris entièrement à cette analyse de l'erreur, qui doit être réhabilitée comme un outil indispensable de l'apprentissage. L'école en France dramatise l'erreur, provoquant stress et inhibition chez les élèves. C'est une catastrophe.

vendredi 27 août 2010

Changer le collège, c'est possible...

... et pour nos enfants, c'est urgent !
Je suis heureux d'annoncer la sortie aujourd'hui de l'ouvrage que j'ai écrit avec André Giordan sur notre projet de collège idéal.
J'en posterai quelques extraits sur ce blog. Et j'attends bien sûr vos critiques, remarques et suggestions. A bientôt, donc.

jeudi 24 juin 2010

Faut-il changer l'école ? L'avis de Vaéa et d'Armelle





Selon Vaéa et Armèle, en seconde, les choses à changer sont :
-Les emplois du temps trop chargés
-Faire plus d'activités (sport, arts...) et leur donner une plus grande importance
-Le retard des profs
-Les profs non compétents
-Les profs décourageants et qui génèrent du stress
-Trop d’élèves par classe

Faut-il changer l'école ? L'avis de Sarah




D'après Sarah, les choses à changer sont :
-L’emploi du temps mal organisé, avec trop d’heures de trou
-Ne plus avoir de devoirs à la maison
-Le rapport élèves/profs
-Avoir une plus grande ouverture sur le monde (l’Asie, l’Afrique)
-Que chaque copie soient corrigée de façon anonyme par les profs

Le sport et les sorties dans "L'école idéale"




Romane, Roxane, Jessica et Peter sont tous les quatre en seconde à l'école active bilingue de Paris. Ils ont créé ensemble un projet d'école idéale, sous l'impulsion de Marie-Clarté Mougeot, leur prof de français. Le regard de ces jeunes, profond et créatif, est passionnant.

Dans cette vidéo : une présentation du sport et des sorties dans leur école idéale.

Règle et système de notation dans "L'école idéale"




Romane, Roxane, Jessica et Peter sont tous les quatre en seconde à l'école active bilingue de Paris. Ils ont créé ensemble un projet d'école idéale, sous l'impulsion de Marie-Clarté Mougeot, leur prof de français. Le regard de ces jeunes, profond et créatif, est passionnant.

Dans cette vidéo : une explication des règles et du système de notation dans leur école idéale.

Place de la nature dans "L'école idéale"




Romane, Roxane, Jessica et Peter sont tous les quatre en seconde à l'école active bilingue de Paris. Ils ont créé ensemble un projet d'école idéale, sous l'impulsion de Marie-Clarté Mougeot, leur prof de français. Le regard de ces jeunes, profond et créatif, est passionnant.

Dans cette vidéo : une explication sur la place de la nature dans leur école idéale.

La cantine et la bibliothèque dans "L'école idéale"




Romane, Roxane, Jessica et Peter sont tous les quatre en seconde à l'école active bilingue de Paris. Ils ont créé ensemble un projet d'école idéale, sous l'impulsion de Marie-Clarté Mougeot, leur prof de français. Le regard de ces jeunes, profond et créatif, est passionnant.

Dans cette vidéo : une présentation de la cantine et de la bibliothèque dans leur école idéale.

mercredi 23 juin 2010

Les cours dans "L'école idéale"




Romane, Roxane, Jessica et Peter sont tous les quatre en seconde à l'école active bilingue de Paris. Ils ont créé ensemble un projet d'école idéale, sous l'impulsion de Marie-Clarté Mougeot, leur prof de français. Le regard de ces jeunes, profond et créatif, est passionnant.

Dans cette vidéo : une présentation du déroulement des cours dans leur école idéale.

Art dans "L'école idéale"



Romane, Roxane, Jessica et Peter sont tous les quatre en seconde à l'école active bilingue de Paris. Ils ont créé ensemble un projet d'école idéale, sous l'impulsion de Marie-Clarté Mougeot, leur prof de français. Le regard de ces jeunes, profond et créatif, est passionnant.

Dans cette vidéo : une présentation de la partie artistique de leur école idéale.

Musique et danse dans "L'école idéale"





Romane, Roxane, Jessica et Peter sont tous les quatre en seconde à l'école active bilingue de Paris. Ils ont créé ensemble un projet d'école idéale, sous l'impulsion de Marie-Clarté Mougeot, leur prof de français. Le regard de ces jeunes, profond et créatif, est passionnant.

Dans cette vidéo : une présentation de la partie musique et danse de leur école idéale.

Présentation de "L'école idéale"




Romane, Roxane, Jessica et Peter sont tous les quatre en seconde à l'école active bilingue de Paris. Ils ont créé ensemble un projet d'école idéale, sous l'impulsion de Marie-Clarté Mougeot, leur prof de français. Le regard de ces jeunes, profond et créatif, est passionnant.

Dans cette vidéo : une présentation globale de leurs idées.

mardi 22 juin 2010

Conférence sur le projet Collège 2020



Cette vidéo est un résumé de la conférence que j'ai faite à l'invitation de la Haute École Charlemagne de Liège. Vous y trouverez les grandes lignes de notre projet de collège innovant.

lundi 21 juin 2010

Faut-il changer l'école ? L'avis de quatre lycéennes



D'après Candice, Cassandre, Audrey et Cécile, les points les plus important sont :
-Le rythme et la répartition des cours
-La valorisation injustifiée de la filière S
-Les classes trop chargées
-Trop peu d'élèves aiment aller à l'école
-Les profs qui n'aiment pas leur travail

mardi 1 juin 2010

La gazette de l'éducation 6

lundi 10 mai 2010

La gazette de l'éducation 5

lundi 3 mai 2010

Juste pour rire

L’ENSEIGNEMENT SUR LA MONTAGNE

Jésus alla sur la montagne, et lorsqu'il fut assis les douze vinrent à lui.
Il leva les yeux sur ses disciples et dit :
« Bienheureux les pauvres en esprit car le royaume des cieux leur appartient.
Bienheureux ceux qui souffrent, car ils seront consolés.
Bienheureux les doux, car ils possèderont la terre.
Bienheureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés… »

Alors, Simon Pierre leva la main : "On doit apprendre tout ça ?"
Et André dit : "Est-ce qu'il fallait l'écrire ?"
Et Philippe dit : "M'sieur, j'ai pas d' feuille".
Et Marc dit : "Ca comptera pour la moyenne ?"
Et Thomas dit : "Vous croyez ?"
Et Barthélemy dit : "Est-ce qu'on l'aura en interro écrite ?"
Et Jacques dit : "M'sieur, c'est quoi le royaume ?"
Et Mathieu demanda : "Je peux aller aux toilettes ?"

Alors, un grand prêtre du temple qui était présent s'approcha de Jésus et lui dit :
" Quelle était ta problématique ?
Quels étaient tes objectifs de savoir-faire ?
Où sont les socles de compétence ?
Pourquoi ne pas avoir mis les disciples en situation et en activité de groupe ?
Pourquoi cette pédagogie frontale ?"

Alors Jésus s'assit et pleura…

vendredi 30 avril 2010

La gazette de l'éducation 4

jeudi 15 avril 2010

On ne pense qu'à ça ! (ou comment augmenter ses ventes dans le parascolaire avec une campagne vidéo réussie)

Cliquez sur le titre pour découvrir les vidéos d'Hatier, mentionnées dans la gazette n°3.

mercredi 14 avril 2010

La vie scolaire au Micro-Lycée de Sénart

Cliquez sur le titre de cet article pour découvrir une petite vidéo sur la vie au Micro-Lycée de Sénart, comme promis dans la gazette n°3.
J'y retrouve plusieurs idées de mon projet : la démocratie à l'école, la prise en charge des tâches, le travail individuel, l'importance des échanges...
http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/13-moi-prof/108108-reportage-la-vie-scolaire-au-micro-lycee-de-senart#

mardi 13 avril 2010

Le décalogue de l'éducateur

Voici donc le décalogue de Maria Montessori, dont je parle dans la gazette n°3, et que j'ai vu "en action" dans la merveilleuse école Wikids de Flora Belot. Flora me dit que les points 2 et 4 sont à la fois très importants et très difficiles. Le point 7 est difficile à concevoir dans un cadre traditionnel. Le point 9 est très important.


1 • Ne touchez jamais l’enfant sauf s’il vous y invite (d’une manière ou d’une autre).
2 • Ne dites jamais du mal d’un enfant en sa présence ou en son absence
.
3 • Concentrez votre effort à renforcer et à aider le développement de ce qui est positif en l’enfant.

4 • Mettez toute votre énergie dans la préparation du milieu, prenez en soin d’une façon méticuleuse. Aidez l’enfant à établir de bonnes relations avec le milieu. Montrez-lui où se range le matériel et indiquez-lui comment il doit s’en servir.

5 • Soyez toujours prêt(e) à répondre à l’appel de l’enfant qui a besoin de vous, écoutez, répondez toujours à l’enfant qui a recours à vous.

6 • Respectez l’enfant qui a fait une erreur et qui peut se corriger de lui-même mais arrêtez fermement et immédiatement tout mauvais usage du matériel et toute action qui met en danger cet enfant, son développement ou les autres enfants.

7 • Respectez l’enfant qui se repose, qui regarde les autres travailler, réfléchit à ce qu’il fait, veut faire ou fera. Ne l’appelez pas et ne le contraignez pas à une autre forme d’activité.

8 • Aidez ceux qui cherchent une activité et qui n’en trouvent pas.

9 • Présentez inlassablement des activités à l’enfant qui les a refusées auparavant. Aidez-le à acquérir ce qu’il n’a pas encore et à surmonter ses imperfections. Faites tout ceci en animant avec soin le milieu, en ayant volontairement une attitude réservée, en usant de mots aimables, en étant une présence aimante. Faites que votre présence et votre disponibilité soient ressenties par l’enfant qui cherche et demeurent cachées à celui qui a déjà trouvé.

10 • Traitez toujours l’enfant avec la plus grande politesse et offrez-lui le meilleur de ce dont vous disposez.

lundi 12 avril 2010

La gazette de l'éducation 3

vendredi 9 avril 2010

L'objectif de l'école : instruction ou éducation ?

Je visitais la semaine dernière au Cap le 6th District Museum, lieu emblématique de l'horreur absurde de l'apartheid. Et je suis tombé sur une petite affiche mettant en exergue une phrase d'un inconnu, citée par Haim Ginott dans son livre Teacher and Child: A Book for Parents and Teachers. Cette citation me semble démontrer de façon définitive que l'objectif d'une école ne peut pas se limiter à l'instruction. Je vous la livre telle qu'elle m'a ému, dans sa version originale :
« Dear teacher,
I’m a survivor of a concentration camp.
My eyes saw what no person should witness : gas chambers built by learned engineers. Children poisoned by educated physicians. Infants killed by trained nurses. Women and babies shot and burned by high school and college graduates.
So, I am suspicious of education.
My request is :
Help your students to be human. Your efforts must never produce learned monsters, skilled psychopaths, or educated Eichmanns. Reading and writing and spelling and history and arithmetic are only important if they serve to make our students more humane. »

lundi 5 avril 2010

La gazette de l'éducation 2

samedi 3 avril 2010

Faut-il changer l'école ? L'avis d'un étudiant



Selon Adrien, étudiant en 1ère année d'école de commerce :
Il ne faut pas dramatiser, mais :
* Le mépris dans lequel on tient la voie professionnelle est grave.
* Les locaux ne donnent pas envie d'y aller.
* L'enseignement des langues est une catastrophe.
* Le sport est négligé.
* Les mauvais profs sont indélogeables.

dimanche 28 mars 2010

La gazette de l'éducation 1

Voici le premier numéro de la gazette de l'éducation, à la manière de Cyrano de Bergerac !

vendredi 26 mars 2010

De retour d'Haïti : aider les écoles 3

Vous trouverez les reportages vidéos d'Ugo, notre envoyé spécial, sur :
http://www.monjtquotidien.com/

Qu'est-ce que l'éducation ?

Il faut (re)lire la lettre de Gargantua à son fils dans le Pantagruel de Rabelais, comme le fait Natacha Polony dans son blog. Le programme a un peu changé ! C'est dans cette lettre que se trouve le fameux "science sans conscience...".
Bonne lecture !

jeudi 25 mars 2010

De retour d'Haïti : aider les écoles 2

Voici une photo de l'école de Léôgane (lire l'article précédent), prise par nos reporters après le tremblement de terre


De retour d'Haïti : aider les écoles !

Les lecteurs du Petit Quotidien, de Mon Quotidien et de l'Actu se sont mobilisés pour aider les écoles dévastées par le tremblement de terre en Haïti. Résultat : ils ont collecté 35 000€ ! Nous avons envoyé deux journalistes en reportage sur place, dont Stéphanie Lelong, qui nous adresse ce message :


Le séisme du 12 janvier 2010 a détruit ou endommagé près de 5 000 des 16 000 écoles du pays. 2,9 millions d'enfants sont aujourd'hui privés d'école. Et pour combien de temps ? Le déblaiement et la reconstruction seront très longs. La refonte du système scolaire apparaît aussi nécessaire. L'État est peu présent. L'enseignement est privé à plus de 80 % : écoles congréganistes (offrant les meilleures structures), écoles privées (appartenant à des particuliers, de qualité plus ou moins bonne) et les écoles publiques (désuètes). La scolarité est payante et chère. De nombreux enfants ne sont pas scolarisés.
Pour de nombreux enseignants, directeurs d'école (réunis dans un consortium) que nous avons rencontrés lors d'un reportage en mars, la refonte du système scolaire et des programmes est nécessaire et à intégrer dans le processus de reconstruction. Ils ont notamment fait des propositions de gratuité ou de prise en charge à 80% du coût de la scolarité par l'État, ou de l'intégration du rapport à l'environnement dans toutes les matières.
Nous avons fait connaissance avec Lousiane Bernard, directrice franco-haïtienne, d'une école à Léôgane, tout près de l'épicentre du séisme. Les bâtiments ne sont pas tombés mais dans un sale état. Le groupe PlayBacPresse envisage de la parrainer, avec les dons reçus des lecteurs du Petit Quotidien, de Mon Quotidien et de L'actu. Le travail est colossal. Mais outre la réhabilitation, il nous semble intéressant d'initier ce projet autour d'échanges pédagogiques, culturels, amicaux… entre les jeunes Français et les jeunes Haïtiens.

mardi 23 mars 2010

Un collège différent aux Etats-Unis



Flora, qui dirige l'école primaire Wikids à Paris, m'a recommandé cette vidéo.
Ce que Flora a apprécié :
* Le côté positif, les remerciements aux autres
* L'usage de la démocratie
* L'apprentissage du travail coopératif
* Le règlement des conflits par la communication non-violente
* La pédagogie active, qui est aussi la base de fonctionnement de sa propre école.
Merci Flora !

mercredi 17 mars 2010

Faut-il changer l'école ? L'avis d'un collégien



Selon Aristide, en 6e dans un collège parisien :
* Problème n°1 : les rapports profs-élèves.
* Problème n°2 : un seul mauvais prof peut suffire à faire détester l'école.
* Problème n°3 : les locaux sont souvent froids, mal entretenus, peu accueillants.
* Problème n°4 : trop de théorie, pas assez d'activités (surtout en SVT et sur le développement durable).

lundi 15 mars 2010

Faut-il changer l'école ? L'avis d'une lycéenne



Fanny, en Terminale L dans un lycée parisien, nous livre son sentiment sur l'école dans cette petite vidéo.
En résumé :
* On pourrait avoir pire ! Ce n'est tout de même pas une torture pour moi.
* Problème n°1 : l'ennui. 95% des lycéens préfèreraient être ailleurs.
* Problème n°2 : le stress. On est stressé dès la 6e.
* Problème n°3 : les notes. On est jugé, rabaissé, dès la maternelle.
* Problème n°4 : l'élitisme. Trop d'exclus, et une seule filière réputée "d'excellence".
* Problème n°5 : les mauvais profs, qui dégoûtent de leur matière.

jeudi 11 mars 2010

Débat avec un syndicaliste : des raisons d'y croire pour l'école !

Dans le débat d'hier avec Thierry Cadart, au milieu des traditionnels appels à "plus de moyens", j'ai trouvé quelques remarques qui vont vraiment dans le bon sens :
1. L'affichage d'une forte volonté de changement : "nous sommes prêts à la réforme... l'école est prête pour le changement...". Début de preuve, la reconnaissance que tout n'est pas à jeter dans la réforme du lycée.
2. L'exigence pédagogique : Etre prof, c'est un métier, qui exige beaucoup plus que la maîtrise d'une matière. Une proposition concrète en ce sens : le recrutement des futurs profs après la licence, puis 2 ans de formation spécifique pour obtenir le master. A creuser.
3. Vers l'autonomie des élèves : "laisser les élèves en travail autonome, pour accompagner de façon personnalisée ceux qui en ont le plus besoin". C'est un premier pas vers un changement profond d'approche. L'autonomie est au coeur de mon projet de collège. J'aurai l'occasion d'y revenir souvent.
4. La reconnaissance du problème des sections : que "S" soit la seule filière vraiment généraliste, ouvrant toutes les portes, est une incongruité à corriger d'urgence.

mercredi 10 mars 2010

Pourquoi les réformes ne marchent jamais ? Un débat révélateur

J'ai suivi le débat sur lemonde.fr ce matin, avec Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT. Bien que son syndicat prône le changement, et qu'il ait pris position en faveur de certains points de la réforme du lycée, les échanges ont été révélateurs de ce qui bloque systématiquement les réformes :
1. La crispation sur les moyens. On parle beaucoup moins des idées et du contenu que du nombre de profs et des budgets mis en oeuvre. En l'occurence, les fameuses suppressions de poste à l'Education nationale monopolisent l'attention, bien plus que le fond de la réforme.
2. La crispation sur les matières. Chaque prof se fait avant tout le défenseur de sa matière, et part du principe que toute réforme est un danger potentiel pour celle-ci. Comment réorganiser le temps scolaire si on ne peut jamais enlever d'heure ? Comment repenser le programme s'il faut toujours ajouter, jamais retrancher ? C'est ainsi qu'un prof redoute que l'on donne de l'autonomie au chef d'établissement, car cela risquerait de déclencher une guerre des profs pour obtenir plus d'heures pour leur matière. Absurde !
3. L'absence de recul, de vision. On discute à fond d'un détail, et on perd le sens global. J'ai d'ailleurs posé une question pour connaître les grandes lignes de la réforme souhaitée par Thierry Cadart, question qui n'a pas reçu de réponse.
4. La culture de la grève. Beaucoup d'énergie dépensée pour "le mouvement de vendredi", "la grève du 23 mars" ou les brèches dans "l'unité syndicale" qui serait, d'après un intervenant, le sujet principal de discussion aujourd'hui dans les salles de profs.
Mais j'ai aussi trouvé quelques motifs d'espoir dans le débat, sur lesquels je reviendrai demain.

L'école de demain : un débat en direct sur le site du Monde

Aujourd'hui, à 11h30 : débat en direct avec Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT, sur le thème : Nouveau lycée, nouvelle formation des professeurs... à quelle école faut-il s'attendre demain ?
Je trouve l'intitulé du débat révélateur : c'est "à quelle école faut-il s'attendre ?" plutôt que "quelle école voulons-nous ?".
Rendez-vous après le débat pour un rapide compte rendu !

mardi 9 mars 2010

Actu : Luc Chatel annonce la "mobilisation générale" contre les absences non remplacées de profs

Le Parisien de ce matin décrit les mesures imaginées par Luc Chatel pour lutter contre le non-remplacement des absences de profs.
Une idée intéressante dont nous reparlerons dans ce blog : l'appel aux "jeunes retraités" de l'Education nationale.
Et surtout, le chiffre qui tue : Seules 19% des courtes absences en collège et en lycée sont effectivement remplacées !

jeudi 4 mars 2010

Pourquoi faut-il changer l'école ? Les chiffres de l'échec scolaire

  • Plus de 150 000 jeunes sortent chaque année de l'école sans qualification (ni CAP, ni BEP, ni BAC). C'est 20% d'une classe d'âge !
  • Lors de la JAPD (journée d'appel de préparation à la défense), 800 000 jeunes de 17 ans et plus passent un test de compréhension de l'écrit. 78,7% d'entre eux sont considérés comme des lecteurs efficaces. 21,3% sont des lecteurs médiocres ou faibles. Parmi eux, 11,7% sont en deçà du seuil de lecture fonctionnelle. (http://media.education.gouv.fr/file/25/6/5256.pdf)
  • Tous les élèves passent des tests à l'entrée au CE2 et à l'entrée en 6e : (ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/revue66/question2.pdf)
  1. à l'entrée au CE2 : "de l'ordre de 10 % des élèves ne maîtrisent pas les compétences les plus élémentaires nécessaires à la compréhension d’un écrit. Un peu moins de 20 % des élèves ont, en outre, à ce stade, des compétences encore très fragiles".
  2. à l'entrée en 6e : "15% des élèves peuvent être considérés comme en grande difficulté".

mercredi 3 mars 2010

Pourquoi faut-il changer l'école ? Les 5 premières raisons

  1. L'école lutte en vain contre un échec scolaire massif. Je donnerai demain les chiffres principaux. Ils sont accablants.
  2. L'école transmet, ou veut transmettre, trop de savoirs inutiles ou obsolètes.
  3. L'école ne transmet pas de nombreux savoirs essentiels.
  4. L'école ne s'intéresse qu'aux savoirs, et pratiquement pas au savoir-faire et au savoir-être.
  5. L'école ne transmet pas le goût d'apprendre. Elle n'apprend pas à apprendre.

vendredi 26 février 2010

Passion Éducation !

Je ne suis sans doute pas le premier à avoir passé mon Bac 3 fois, mais nous ne sommes pas nombreux à l'avoir réussi 2 fois ! La première fois, j'ai raté un Bac scientifique "grâce" à un magnifique 1 en maths. J'étais, je crois, un peu en révolte contre ce choix obligé de la filière scientifique, alors que je me sentais littéraire. L'année suivante, en revanche, j'ai eu mon Bac, littéraire cette fois, avec mention Bien. Presque 30 ans plus tard, j'ai décidé, avec mon ami et associé au sein de Play Bac, François Dufour, de repasser le Bac, en candidat libre et sans réviser, pour mieux comprendre l'intérêt et le fonctionnement de ce monument français de l'éducation. Pour l'anecdote, je l'ai à nouveau eu avec la même mention.
Puis, après le Bac, Sciences Po, un premier job d'assistant parlementaire, une deuxième expérience comme "aide de camp" de Jacky Setton, le fondateur de Pioneer en France.
Mais c'est en 1987 que ma vie prend un tournant décisif. Avec mes deux amis, François Dufour et Gaëtan Burrus, nous décidons de créer Play Bac, une entreprise d'édition dont la mission est "changer l'éducation". Play Bac crée des concepts éducatifs novateurs, dans des formats originaux. Nos mots d'ordre : l'essentiel, la simplicité, l'efficacité. C'est ainsi que nous inventons ensemble "Les Incollables", puis "Mon Quotidien" et tant d'autres concepts de presse, de livres, de jeux ou de loisirs créatifs.
Cette passion de l'éducation nous a poussé à chercher à mieux comprendre comment on apprend. J'ai écrit avec l'un des meilleurs spécialistes en sciences de l'éducation, André Giordan, deux livres sur ce sujet : Coach Collège et Apprendre à apprendre
Mais changer l'éducation, c'est d'abord changer l'école ! Pour contribuer à un objectif si vaste, je me suis fixé une mission : créer un collège innovant ! C'est ce projet que je souhaite partager avec vous !